Faire le test immunologique

 Le laboratoire a arrêté la lecture du test Hémoccult II ® au 31 janvier 2015.

Une nouvelle étape est franchie dans le dépistage avec la mise à disposition prochaine du test immunologique de détection de sang occulte dans les selles, dont la sensibilité accrue permet une meilleure détection des cancers et des lésions précancéreuses.

Ce test, à la fois plus performant et plus simple d’utilisation, sera diffusé progressivement auprès des 17 millions de personnes de 50 à 74 ans concernées par le programme national de dépistage, par leur médecin traitant.

La procédure d’achat nécessaire à la mise en place de ce nouveau test de dépistage, telle que prévue dans l’arrêté du 23 septembre 2014, vient d’aboutir, avec la notification ce jour du marché par la Cnamts au groupement Cerba.

Le temps de production des nouveaux kits de dépistage par le prestataire permet d’envisager leur disponibilité au printemps 2015.

 

  • Si le test est négatif ?

Si le test est négatif (pas de traces de sang repérées dans les selles), vous serez invité 2 ans après par ADECA75 à refaire un test. Cette fréquence est importante car ce cancer peut rester très longtemps sans symptôme identifiable.

Le test peut passer à côté d’un saignement, et il faut toujours rester attentif à d’éventuels signes digestifs : troubles du transit récents, douleurs, saignements... Dans ce cas, il est conseillé de consulter votre médecin.


  • Si le test positif ?

Si le test est positif, cela ne signifie pas que vous avez un cancer mais que des traces de sang ont été détectées dans les selles.

Il est donc indispensable de faire une coloscopie, pour trouver l’origine du saignement.

 

  • La coloscopie


En cas de test positif, votre médecin  vous orientera vers un hépato gastro-entérologue pour réaliser la coloscopie.


Il vous prescrira la préparation à boire à l’avance pour nettoyer le côlon.La plupart du temps la coloscopie se fait sous anesthésie générale légère, et l'on ne sent rien. Elle se déroule en général sur une journée à l'hôpital ou en clinique. L’examen lui-même dure une vingtaine de minutes.

Celle-ci permet de visualiser l'intérieur du côlon et de déceler la présence éventuelle de polypes (30 à 40 % des cas) pour les retirer avant qu'ils n'évoluent en cancer.

Le prélèvement est envoyé ensuite au laboratoire d’anatomopathologie pour être analysé. Ainsi, on sait exactement de quoi il s’agit, et la conduite à tenir : traitement complémentaire éventuel et surveillance à prévoir.

Si le polype a déjà évolué en cancer, il pourra être retiré pendant la coloscopie. Plus il est détecté tôt, puis les chances de guérison sont importantes.

Dans plus de la moitié des cas, la coloscopie sera normale, ou avec des anomalies sans lien avec le risque de cancer du côlon. Vous serez rassuré et réinvité à faire un test Hémoccult II dans 5 ans.

 

                                         Un polype déjà bien développé

 

                                                                 Un cancer